𝐌𝐢𝐬𝐞 en œuvre 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐌𝐚𝐥𝐚𝐛𝐨 : 𝐥𝐞 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐞𝐧𝐫𝐞𝐠𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐬𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞

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Le Secrétariat Permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles (SP/CPSA) a présenté les résultats de la quatrième revue biennale de suivi de la mise en œuvre des engagements de Malabo sur la croissance et la transformation de l’agriculture en Afrique, ce mardi 16 avril 2024, à Ouagadougou. C’était lors d’un déjeuner de presse présidé par monsieur Yassia KINDO, Secrétaire permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles.

La déclaration sur la croissance et la transformation accélérées de l’agriculture contient sept (07) engagements, à savoir, le renouvellement de l’engagement en faveur des principes et des valeurs du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), le renforcement des finances et des investissements dans l’agriculture, l’élimination de la faim d’ici à 2025, la réduction de moitié de la pauvreté d’ici à 2025, grâce à une croissance et à une transformation inclusive de l’agriculture, la stimulation du commerce intra africain des produits et services agricoles, le renforcement de la résilience des moyens de subsistance et des systèmes de production en Afrique face aux aléas et autres risques liés au climat et l’engagement à faire preuve de responsabilité mutuelle dans les actions et les résultats.

Pour le suivi de la mise en œuvre de ces engagements, un mécanisme de revue biennale à travers l’élaboration d’un rapport pays a été mis en place.

Le 4ᵉ rapport pays de la revue biennale de suivi de la mise en œuvre des engagements de Malabo, présenté à la presse, fait ressortir qu’en Afrique de l’Ouest, le score enregistré est de 5,03. Ce qui fait de cette zone, la première des huit (08) régions.

Pour ce qui est du Burkina Faso, le rapport pays fait ressortir un score de 5,73 sur une cible de 9,29. « 𝑪𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒖 𝑩𝒖𝒓𝒌𝒊𝒏 𝒔𝒐, 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒒𝒖’𝐞́𝐭𝐚𝐧𝐭 𝒆𝒏 𝒅𝒆𝒄̧𝒂̀ 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒊𝒃𝒍𝒆 𝒇𝒊𝒙𝒆́𝒆, 𝒆𝒔𝒕 𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒂𝒑𝒑𝒓𝒆́𝒄𝒊𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒎𝒆𝒔𝒖𝒓𝒆 𝒐𝒖̀ 𝒐𝒏 𝒆𝒏𝒓𝒆𝒈𝒊𝒔𝒕𝒓𝒆 𝒖𝒏𝒆 𝒆́𝒗𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒑𝒂𝒓 𝒓𝒂𝒑𝒑𝒐𝒓𝒕 𝒂𝒖 3ᵉ 𝒓𝒂𝒑𝒑𝒐𝒓𝒕 𝒑𝒂𝒚𝒔. 𝑨𝒖𝒔𝒔𝒊, 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒂𝒗𝒐𝒏𝒔 𝒂𝒕𝒕𝒆𝒊𝒏𝒕 𝒖𝒏 𝒏𝒊𝒗𝒆𝒂𝒖 𝒋𝒂𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒆́𝒈𝒂𝒍𝒆́ 𝒅𝒆𝒑𝒖𝒊𝒔 𝒍𝒂 𝒎𝒊𝒔𝒆 𝒆𝒏 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒆́𝒗𝒂𝒍𝒖𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 », a expliqué monsieur KINDO.

Le Chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique, monsieur Jan MEISE, a félicité le Gouvernement burkinabè pour le score engrangé. Pour lui, les résultats de ces évaluations sont d’une grande importance pour les partenaires techniques et financiers puisqu’ils permettent d’identifier les défis pour mieux intervenir. Il a réaffirmé leur engagement à accompagner le Gouvernement dans sa quête du développement du secteur agricole pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

En rappel, la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine a adopté, en 2014, la déclaration sur la croissance et la transformation accélérée de l’agriculture à Malabo en Guinée équatoriale, dénommée engagements de Malabo. Cette Déclaration fait suite au « Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) » adopté en 2003 à Maputo au Mozambique qui fixe les objectifs généraux de croissance annuelle de 6 % du produit intérieur brut (PIB) agricole et l’allocation d’au moins 10 % des dépenses publiques au secteur agricole.

𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗥𝗔𝗛