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Le Premier ministre en immersion à la SN SOSUCO et à la MINOFA

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Promotion d’unités industrielles locales : Le Premier ministre en immersion à la SN SOSUCO et à la MINOFA
Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a effectué, ce vendredi 1er septembre 2023, des visites dans des unités industrielles à Banfora, chef-lieu de la région des Cascades, à savoir la Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN SOSUCO) et la Minoterie du Faso (MINOFA). Il s’est également rendu dans un champ pilote entrant dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la production agricole.
A Bérégadougou, première étape de son périple dans la région des Cascades, le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a visité un champ pilote de 2 450 hectares de maïs, dédié à l’Initiative présidentielle pour la production agricole 2023-2024.
C’est une initiative adoptée en Conseil des ministres, en sa séance du 31 mai 2023.
Cette initiative d’un coût de plus de 22 milliards de F CFA, comprend trois composantes.
La première composante est l’initiative d’urgence pour l’intensification de la riziculture, qui va concerner 4 000 hectares.
La deuxième composante est le Programme alimentaire militaire du Burkina qui va mobiliser 3 500 hectares et la composante 3, la production de défense de la patrie contre l’insécurité alimentaire, qui va concerner aussi 3 500 hectares.
Cette initiative présidentielle va mobiliser plus de 1000 militaires, plus de 2000 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et plus de 4 000 Personnes déplacées internes (PDI).
C’est un Premier ministre, au four et au moulin, curieux et posant des questions pour en savoir davantage sur l’avancée de cet important projet.
L’une de ses préoccupations en lien avec cette initiative a porté sur l’incidence du stress hydrique, et partant de la disponibilité de l’eau.
Assurance lui a été donné par les techniciens de l’utilisation de semences sélectionnées et améliorées qui résistent à la sécheresse.
Satisfait du fait qu’il n’y aura pas de problème à ce niveau, il s’est dit confiant, tout en s’attendant à de bonnes récoltes.
« L’objectif du président de la Transition, c’est l’autosuffisance alimentaire. Que les gens puissent manger à leur faim. Il faut que nos opérateurs économiques accompagnent cette initiative, afin que les Burkinabè puissent manger et vivre dans la tranquillité », a-t-il avancé.
Du reste, il a exhorté nos chercheurs « à se mettre sur la table en vue d’innover et d’inventer des semences qui puissent résister à la sécheresse et être en conformité avec notre climat ».
Toujours à Bérégadougou, le Chef du Gouvernement s’est rendu dans un champ de canne à sucre, où il a pu se faire une idée de la production de cette plante destinée à la fabrication du sucre de la SN SOSUCO, l’un des fleurons industriels de notre pays, qu’il a par la suite visité.
Leader dans l’industrie agro-alimentaire au Burkina Faso , la SN SOSUCO est une société anonyme
d’économie mixte dont le siège social est
situé à Banfora, Province de la Comoé, région des Cascades du Burkina Faso.
Elle a un impact direct et majeur sur le développement de la ville de Banfora et de toute la région des Cascades.
C’est le même exercice qui l’a conduit à la Minoterie du Faso (MINOFA) sise à Banfora, où il a touché du doigt les conditions de travail dans cette usine.
Au terme de sa visite, Dr Kyélèm de Tambèla s’est prononcé sur le sens de son déplacement dans la « cité du paysan noir ».
« Banfora est l’une des plus anciennes zones industrielles du Burkina Faso. Il était de mon devoir de me rendre à Banfora pour voir ce qui est fait et ce qui peut encore être fait et quelles peuvent être les attentes. C’est ce qui explique ma présence à Banfora. C’est pour encourager et voir comment on peut améliorer les choses », a-t-il martelé.
Par ailleurs, il a invité les opérateurs économiques de la région des Cascades à s’investir dans l’agrobusiness, « non pas seulement dans le commerce de détails et de produits importés, mais en investissant dans nos propres potentialités ».
« A l’avenir, il ne faudrait plus que nous ayons à importer du blé et du maïs, ou des denrées alimentaires. Bien au contraire, nous devons en exporter. C’est cela notre objectif. Que ce soit les céréales, que ce soit le bétail, notre objectif c’est de produire et de transformer tout sur place, et éventuellement s’il faut exporter, que ce soit des produits finis, avec de la valeur ajoutée », a expliqué le Premier ministre.
DCRP/Primature